7h30, Straumøyvatnet.
Nous nous éveillons encore une fois sous un soleil radieux, qui sublime le cadre du bivouac, sans aucun doute le plus sauvage, le plus isolé et le plus magnifique de notre voyage.
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| Chambre avec vue imprenable sur Straumøyvatnet. | | |
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| Encore un peu plus haut... |
Encore un peu stressée par l'expérience difficile de la veille, je scrute les courbes de niveau sur mon topo :elles ne me disent rien qui vaille!
Le chemin indiqué a l'air d'emprunter un genre de crête, ou un surplomb, 100 mètres au dessus d'un petit lac. Et devant nous, le chemin croise une pente importante qui dévale vers Straumøyvatnet, et il est parsemé de quelques pierriers et d'un ou deux vides à enjamber.
C'est donc peu rassurés que nous quittons notre bivouac de bonne heure, échaudés par le départ trop tardif de la veille.
Une nouvelle grimpette, à flanc de falaise sur 50 mètres, nous amène à prendre encore un peu plus d'altitude. Quelques passages sont assez physiques, mais tout à fait abordables (heureusement que nous sommes assez peu chargés! Encore une fois, merci les
MUL !)
Un peu plus loin, nous sommes rassurés. Le sentier balisé n'emprunte finalement pas la crête indiquée, et reste au niveau des petits lacs de montagne. La progression est assez facile, et après avoir progressé sur des rochers depuis la veille, nous atteignons de nouveau un chemin de terre, qui serpente entre de petits marigots et des bouleaux nains.
Kilan
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| La civilisation enfin! (Si, si y'a des maisons en bas!) |
Nous rejoignons bientôt le plateau qui surplombe le hameau de Kilan, le long de la route E10. Le retour à la civilisation. D'ailleurs nous avons déjà croisé plusieurs groupes de randonneurs matinaux, qui doivent être bien surpris de nous voir dans ce sens, de si bonne heure!
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| Crasse et vent frisouillent les cheveux... |
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| Exemple d'un sac mal chargé qui fait mal au dos |

Avant d'amorcer notre descente, il faudra que je défasse et refasse mon sac qui est mal équilibré et me tire sur le dos. C'est sans grande difficulté que nous rejoignons ensuite la route. Il existe un sentier qui traverse une petite forêt de résineux, mais nous ne voulons plus de surprises ni trop de dénivelé dans la journée. Alors nous optons pour la version "bitume", moins bucolique mais plus reposante.
La route longe d'ailleurs un cirque impressionnant, et un immense lac dans lequel se jettent d’impressionnantes cascades. Les proportions sont si gigantesques qu'aucune photo que je prends ne leur rend hommage.
13h, Nusfjord
Nous payons l'entrée du village-musée pour rejoindre le sentier côtier Nusfjord-Nesland. Celui ci est annoncé "facile, à faire en amoureux ou en famille" sur mon topo. Parfait. Il ne nous en faut pas trop pour finir la journée.
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| Concarneau n'a pas le monopole des filets bleus! |
L'accès à Nusfjord est payant jusqu'à 18h, et seulement en arrivant par la route. Si vous arrivez du sentier côtier c'est gratuit. Peu importe c'est assez bon marché (50 NOK par personne), et nous n'avons pas l'intention d'attendre 5 heures sur un parking pour pouvoir traverser gratuitement. Nous ne regrettons pas notre décision car c'est charmant : certaines maisons de ce petit port de pêche sont conservées comme aux heures de gloire de la pêche à la morue.
Nous y flânons de longs moments, entre filets colorés, têtes de poissons, rorbus sur pilotis surplombant une eau turquoise. Des toilettes publiques (gratuites!) sont fortement appréciables, pour recharger en eau et faire pipi comme de bons petits occidentaux. On avait presque oublié ce confort.

Nous en profitons pour faire une longue pause "cartes postales". Le moral est au beau fixe, nous ne sommes pas pressés (c'est ce que nous croyons, du moins!),nous ne savons pas quand nous recroiserons un bureau de poste, il fait doux, et des émotions de la veille, il ne nous reste que les bons souvenirs. C'est le moment idéal. j'achète les timbres dans un magasin de souvenirs/alimentation/bureau de poste, installé dans l'ancienne épicerie du village. D'ailleurs l'endroit fait partie des bâtiments à visiter de la ville-musée. C'est très pittoresque. Il y a de la morue et du renne séchés à acheter (moyennant le prix d'un rein, mais vu que je laisse déjà le budget équivalent à l'autre rein dans les timbres, je m'abstiens...)
Après 3 heures de pause (ben quoi, c'est les vacances, non?) Nous nous dirigeons vers la sortie sud du village. En chemin, je fais plus ample connaissance avec mes nouvelles copines, les morues.
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| C'est moi, ou le goût de ces gens pour la déco est assez douteux? |
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| Là, ça vire carrément au morbide. |
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| Salut, coupine! |
Vers 16h, nous attaquons pleins de gaieté et d'optimisme le sentier "facile et familial". Si vous avez suivi le début de cette aventure, vous savez qu'ici les critères de facilité des norvégiens ne sont pas forcément les mêmes que les nôtres.
Nous, nous avons déjà oublié ce "détail", galvanisés par une journée si agréable.
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