dimanche 7 février 2016

14 août : on the road again (Ramberg-Reine)



14-08 En route vers Reine

On the road again - Ponts de Fredvang
Après avoir fait nos adieux à Ramberg, définitifs cette fois-ci, nous entamons une étape routière qui ne nous parait pas folichonne à première vue, surtout sous la pluie. Nous enfilons nos ponchos –au moins, nous ne les aurons pas amenés pour rien -  et nous marchons calmement, afin de ne pas forcer sur ma jambe, vers le sud. Nous pensons atteindre Reine en 2 jours, bien tranquillement.







Le long de l'E10, les nuages s'effilochent aux sommets des montagnes bleues.

Krystad, sous une chape de nuages.

Le temps est instable, les averses de bruine alternent avec des éclaircies, ce qui, d’une part est préférable à un crachin permanent,  et d’autre part, m’offre des lumières ahurissantes pour prendre des photos.

Les confins des fjords obscurcis par des nuages lourdement chargés de pluie contrastent violemment avec les cimes illuminées par un rayon fugitif. Cette étape routière reste donc assez spectaculaire tout en étant assez reposante.




Krystad et ses parcs à saumons.






 13 h : pause déjeuner à la croisée des chemins


C'est beau, mais c'est mouillé quand même.
Nous arrivons en 3 heures au point « minimum » que nous visions sur la carte, à 10 ou 11km de notre point de départ.  Cependant, l’endroit à la jonction des deux îles, est un carrefour routier, en contrebas d'un pont, et n’a aucun charme en plus d'être assez exposé au vent; nous sommes en forme, alors nous décidons de poursuivre notre chemin vers Hamnøy, village à l’entrée du golfe de Reine.






Nesstraumen
Sur la route, nous rencontrerons un tunnel, mais peu importe car la carte indique qu’il est dévié par un sentier  côtier piéton, comme entre Moskenes et Reine. Nous planifions donc de chercher un bivouac le long de ce sentier.  Une petite heure après la pause- déjeuner, nous arrivons à l’entrée du fameux tunnel qui est en travaux. Effectivement, nous l’avons traversé quelques jours auparavant, lors de notre voyage en bus vers Leknes, mais cela nous avait échappé. Une circulation alternée est en place pour les véhicules, et cause d’importants bouchons, mais en tant que piétons nous en faisons peu de cas.




Un étroit bras de mer sépare l'île de  Flakstad de l'île de Moskenes
En avançant, nous rencontrons l’ouvrier en charge de la circulation qui nous informe que nous pouvons en effet emprunter le sentier, mais que les travaux se poursuivent dans une seconde section.  On fait sauter des pans de montagne pour construire une route semi enterrée : pour d’évidentes raisons de sécurité nous ne pourrons pas passer ! Damned.  Il n’y a pas d’autre chemin possible pour rejoindre l’autre partie de l’île, à part par une voie relevant quasiment de l’alpinisme. Si vous avez suivi nos aventures, vous savez que c’est mort pour nous. 



Nous paniquons un court instant, mais l’homme nous propose immédiatement de  monter dans le mini-bus  qui récupère les ouvriers à la fin de leur journée et les ramène à Reine. Chouette !  Du coup, nous passons outre la circulation alternée et gagnons quasiment un jour de marche sur notre planning. Sympa les Norvégiens une fois de plus…  Je me demande si en France… non rien…




16h Reine, again

Reine, again
A Reine, nous le savons déjà, pas de bivouac possible. Nous reprenons donc la route de Moskenes, où nous avions déjà repéré des coins propices au plantage de tente.  Nous élisons donc domicile, pour la nuit, au bord du sentier de déviation d’un tunnel, au dessus d’une petite crique abritée.















Les averses de bruine se succèdent, laissant peu de temps pour cuisine. Pour la première fois, nous nous replions à l’intérieur  de la tente pour le repas.  Nous sortons la carte, et modifions notre planning pour les jours suivants : il nous reste 2 jours et demi, nous avons gagné beaucoup de temps aujourd’hui.

Franchement, même sous la pluie c'est épique comme vue, non?




2 options s’offrent alors à nous :


  • descendre tout au sud de l’île pour voir la ville d’Å, la ville au nom le plus court du monde (prononcer « ô ») et faire le tour de son lac, mais cela ne nous prendra pas trois jours. Il y a bien des randos « montagne » à faire dans le coin, mais elles sont soit très courtes, soit très (trop ?) crapahut pour nous.
  •  retourner à Reine pour prendre le bateau-taxi qui nous emmènerait au fond du fjord et nous permettrait d’accéder à Horseidvika, une autre plage bien reculée du monde. Aller/retour, cette excursion nous prendrait 2 jours.  
Nous retenons la deuxième solution, et nous couchons pour nous préparer à notre dernière aventure.

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